Published 12 avril 2026 Commentaires 0 Commentaire Par Eric Mabille Tags Agenda BoombartsticAmiensavril 2026CID Grand HornuClaude MonetCRAC OccitanieEditions LiénartEditions RacineEmilie TerlindenGalerie TemplonGrandPalaisRmn EditionsGregory CrewdsonIn Fine Editions d'ArtJardins d'AnnevoieJournée Européenne des Jardins historiquesJournées du Patrimoine 2026KhéopsLa Patinoire RoyaleLe BotaniqueLes Batelier - NamurLes HortillonagesLucy McKenzieMaison des Arts de SchaerbeekMaison et jardins Claude Monet - GivernyMusée de la Photographie de CharleroiMusée des Impressionnismes - GivernyMusée HortaRenaud-Auguste DormeuilSébastien LacomblezSerres Royales de LaekenUrban.brusselsVincent DelpierreZedes Art Gallery Agenda BOOMBARTSTIC | Paysages & Jardins, flânerie entre Art et Nature Entre parcs royaux, jardins secrets et mythes éternels, le paysage s’expose dans cet agenda BOOMBARTSTIC sous toutes ses coutures. Que ce soit au détour d’une allée fleurie ou à travers les pages d’un beau livre, je vous invite à une déambulation printanière où l’art de la nature rencontre celui des hommes. Je découvre [+] Le paysage en héritage, Bruxelles donne le ton Urban Brussels – 2026 – Paysages Urbains Journées du Patrimoine bruxelloises 2026 – ‘Notre paysage, notre héritage’ 26 avril 2026 – Journée Européenne des Jardins Historiques Bruxelles en fleurs : flâneries de Laeken à Schaerbeek L’éveil des Serres Royales de Laeken Les Jardins de la Maison Van Buuren : Un Chef-d’œuvre à ciel ouvert « Au Jardin » à la Maison des Arts de Schaerbeek Paysages digitaux, entre archéologie, IA et mémoires du futur L’Horizon de Khéops : L’odyssée digitale à Tour & Taxis Sébastien Lacomblez au Musée Horta : L’hybridation entre nature et intelligence artificielle « Mémo. Souvenirs du futur » au CID -Hornu : L’archéologie du vivant Escales en Galerie : le paysage se fait œuvre Vincent Delpierre, Zedes Art Gallery : Le jardinier-peintre et ses paysages mosaïques Renaud Auguste-Dormeuil à La Patinoire Royale : Tapisseries et cieux d’encre Chroniques urbaines : le paysage cinématographique de Gregory Crewdson Gregory Crewdson au Musée de la Photographie : La ville et le théâtre du réel Galerie Templon : L’Amérique de Crewdson en clair-obscur Scénographies paysagères : le paysage se fait décor Le Botanique : Emilie Terlinden, la renaissance du diorama Les Voyages immobiles de Lucy McKenzie au CRAC Occitanie Reflets & Rivages : escapades d’ailleurs au fil de l’eau Jardins d’Annevoie : résurgence d’une fontaine historique Les Bateliers à Namur : le paysage mosan d’après nature Hortillonnages d’Amiens : quand l’art qui prend racine dans l’eau Giverny, dans la palette vibrante de Claude Monet Avant les nymphéas : Monet découvre Giverny au Musée des impressionnismes Giverny : L’art de vivre au jardin Ma sélection de beaux livres, le paysage au fil des pages Les Jardins d’Annevoie. Joyau des jardins d’eau – Michel Fautsch – Éditions Racine Licornes ! – GrandPalaisRmnÉditions Le Paysage. Fenêtre sur nature – Liénart éditions Les Jardins de Versailles (1623-1715) – Jacques Moulin – In Fine éditions d’art Ce mois d’avril, Boombartstic Magazine s’aventure hors des ateliers pour explorer le dialogue entre l’art et la nature. Des jardins réinventés aux horizons capturés sur la toile, nous vous invitons à une déambulation printanière à travers notre sélection d’expositions et de beaux livres au cœur de cet agenda. Du murmure des eaux d’Annevoie aux perspectives royales de Versailles, jusqu’aux galops mystiques de la licorne au Musée de Cluny, découvrez les paysages qui marquent l’actualité artistique de ce printemps. Une invitation à ralentir et à poser un nouveau regard sur ces horizons, réels ou imaginaires, qui façonnent notre sensibilité. Sébastien Lacomblez, exposition Les Formes Vides, Installation Vidéo, 3′, 2026, musée Horta, bruxelles, 2026, (c) Sébastien Lacomblez, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineLe paysage en héritage, Bruxelles donne le ton Entre ouvertures exceptionnelles de domaines privés et redécouverte de notre héritage urbain, le printemps 2026 s’annonce sous le signe d’une flânerie inédite. Embarquez pour une immersion au cœur des paysages qui dessinent l’âme de nos villes. Retrouvez les dates et événements clés de la saison dans notre [Agenda des arts plastiques et visuels à Bruxelles]. Urban Brussels, année thématique ‘Les Paysages urbains’, photo Mont des Arts, Festival Urban Summer, 2021, œuvre (c) Séverin Malaud, (c) photo Urban Brussels, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineUrban Brussels – 2026 – Paysages Urbains En 2026, la Région de Bruxelles-Capitale place son action culturelle sous le signe des ‘Paysages Urbains. À travers cette thématique annuelle, Urban Brussels nous invite à poser un regard renouvelé sur notre environnement quotidien, explorant la ville non plus seulement comme un alignement de façades, mais comme un écosystème complexe où s’entremêlent patrimoine bâti, espaces naturels et usages sociaux. Le programme, qui se déploie tout au long de l’année, propose une immersion dans la diversité des panoramas bruxellois. Parmi les temps forts, on retient la mise en ligne d’une bibliothèque virtuelle dédiée et l’enquête « Brussels Panoramas », qui rassemble près de 200 points de vue capturés par les habitants eux-mêmes. Urban BrusselsAnnée thématique 2026 : Les Paysages urbainsEn Savoir + : https://urban.brussels Vue en soirée sur le canal de Bruxelles, (c) photo Eric Mabille, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineJournées du Patrimoine bruxelloises 2026 – ‘Notre paysage, notre héritage’ En septembre 2026, les Journées du Patrimoine orchestrées par Urban Brussels célèbreront l’union du bâti et du vivant. Cette édition invite à poser un regard neuf sur la capitale, où les perspectives paysagères et les parcs historiques ne sont plus de simples décors, mais de véritables monuments porteurs de mémoire. Au cœur de cette programmation, l’accent est mis sur la diversité des écrins verts qui ponctuent le tissu urbain. Des vallées sauvages réaménagées aux parcs de châteaux néoclassiques, en passant par l’intimité préservée des cités-jardins, chaque espace devient une escale où le végétal dialogue avec l’architecture. Cette mise en lumière permet de saisir l’importance du maillage écologique dans la structure de notre cadre de vie, transformant chaque bosquet en un témoin privilégié de notre rapport à la biodiversité. Dès ce mois d’avril 2026, l’actualité printanière prépare le terrain avec des révélations sur des domaines méconnus et des initiatives citoyennes de végétalisation. Ce rendez-vous majeur agit comme un trait d’union entre l’histoire de nos territoires et les défis écologiques contemporains, rappelant que le paysage est un bien commun précieux. C’est une opportunité de redécouvrir Bruxelles sous un angle poétique, célébrant une harmonie retrouvée au cœur de la capitale. Journée du Patrimoine – Bruxelles 2026‘Notre paysage, notre Héritage’les 19 et 20 septembre 2026En Savoir + : https://urban.brussels/fr/events/journees-du-patrimoine-2026 Vue sur les jardins du Botanique, Bruxelles, (c) photo Eric Mabille, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art Magazine26 avril 2026 – Journée Européenne des Jardins Historiques Le 26 avril, le patrimoine végétal se fait monument. Cette Journée Européenne transforme les parcs historiques en archives vivantes, où le tracé des allées et le murmure des fontaines racontent notre mémoire collective. Partout sur le continent, les grilles s’ouvrent sur des joyaux de l’art paysager : des écosystèmes fragiles où l’architecture et la botanique dialoguent depuis des siècles. C’est une invitation à redécouvrir ces havres de paix non plus comme de simples décors, mais comme des témoins organiques de notre art de vivre. En ce printemps 2026, l’accent est mis sur la main du jardinier. Des ateliers de taille ancienne aux secrets des systèmes hydrauliques, les gardiens de ces sites partagent un savoir-faire précieux face aux défis du climat. En Belgique, la résilience est à l’honneur : des courbes Art déco du Musée Van Buuren aux perspectives romantiques de Gaasbeek, sans oublier la magie des Jardins d’Annevoie. Ces derniers, avec leurs célèbres jeux d’eau naturels, rappellent que le génie humain sait composer avec la nature sans la contraindre. Ce rendez-vous printanier devient un trait d’union essentiel : une immersion sensorielle pour comprendre que nos racines plongent, aussi, dans le terreau de nos jardins. Journée Européenne des Jardins Historiques 26 avril 2026En Savoir + : https://www.europeanhistoricgardens.eu/fr/journee-europeenne-jardins-historiques Bruxelles en fleurs : flâneries de Laeken à Schaerbeek Des architectures de verre royales aux labyrinthes secrets d’Uccle, la ville entrouvre ses grilles les plus privées. Une échappée belle au cœur de domaines d’exception pour goûter à l’exclusivité d’un printemps hors du temps. À lire aussi : Après les jardins, explorez les pulsations de la cité et retrouvez mes perspectives inédites dans nos [City Guides : pour une immersion au cœur de l’art de vivre urbain]. Ouverture des Serres Royales de Laeken, du 17 avril au 10 mai 2026, (c) photo Palais Royal – Koninklijk Paleis, Bruxelles, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineL’éveil des Serres Royales de Laeken Chaque mois d’avril, Bruxelles renoue avec l’un de ses rituels les plus prestigieux : l’ouverture des Serres Royales de Laeken. Ce palais de cristal, conçu par Alphonse Balat pour Léopold II, demeure le témoin flamboyant d’une époque où le verre et le fer forgé préfiguraient l’Art nouveau. Sous ses dômes monumentaux, l’exotisme et la maîtrise horticole dialoguent dans une atmosphère de chaleur humide et de parfums oubliés. C’est une immersion sensorielle totale dans le XIXe siècle, où chaque galerie révèle une collection d’essences rares et de floraisons printanières — azalées et rhododendrons en tête — méticuleusement préservées par les jardiniers de la Couronne. Pour cette édition 2026, la visite se pare d’une configuration inédite. Tandis que le majestueux Jardin d’hiver, en rénovation, se contemple cette fois de l’extérieur, le parcours s’enrichit d’un passage exceptionnel par la Grande Galerie d’Honneur du Château et l’atelier de la Reine Élisabeth. Que l’on choisisse la promenade étendue de 3 km à travers le parc royal ou le circuit court centré sur les serres, l’expérience reste une occasion rare de pénétrer l’intimité du domaine. Pour ceux en quête de féerie, les nocturnes subliment l’architecture, transformant le domaine en une parenthèse hors du temps au cœur de la capitale. Ouverture Serres Royales de Laekendu 17 avril au 10 mai 2026En Savoir + : https://www.koninklijke-serres-royales.be/fr/ Musée van Buuren, les jardins, pergola, Bruxelles, (c) photo Michael Binkin, agenda Boombartstic avril 2026, Paysages & Jardins, (c) Boombartstic Art MagazineLes Jardins de la Maison Van Buuren : Un Chef-d’œuvre à ciel ouvert Niché à Uccle, le Musée Van Buuren s’impose comme une « œuvre d’art totale » où la demeure Art déco se prolonge organiquement dans un ensemble paysager d’exception. En ce mois d’avril, le domaine révèle toute la subtilité du travail de Jules Buyssens, dont le « Jardin pittoresque » incarne la quintessence de l’entre-deux-guerres. La déambulation printanière y est une leçon de géométrie et de poésie : des perspectives rigoureuses aux roseraies restaurées, chaque « chambre de verdure » semble avoir retrouvé sa lisibilité originelle, transformant le jardin en le plus beau des tableaux de la collection. L’actualité de ce printemps 2026 met en lumière le génie de René Pechère, qui a complété l’œuvre de Buyssens avec une audace romantique. On s’égare avec délice dans le Labyrinthe, une expérience à la fois ludique et spirituelle, avant d’atteindre le célèbre Jardin des Cœurs, véritable signature du lieu où le buis dessine l’hommage vibrant d’Alice à son mari. Les visiteurs peuvent aussi admirer le résultat de restaurations hors normes, de la pose traditionnelle des rocailles aux profils ciselés des sentiers. Pour ceux qui souhaitent s’imprégner de ces lignes, le 26 avril, l’atelier de dessin « Dessiner, c’est posséder » invite à saisir, crayon en main, la complexité de ce monument vivant. Musée et Jardins van BuurenEn Savoir + : https://www.museumvanbuuren.be/fr/ La Maison des Arts de Schaerbeek fête ses 200 ans, expositions Au Jardin, & habiter la Maison, 2026, affiche design (c) Cyprien Gain @Lagainze, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art Magazine« Au Jardin » à la Maison des Arts de Schaerbeek Pour clore les célébrations de son 200e anniversaire, la Maison des Arts de Schaerbeek prépare un volet d’envergure : l’exposition thématique « Au Jardin ». Prolongement naturel du parcours « Habiter la Maison », cet événement déplace le regard de l’intérieur de la demeure vers son écrin de verdure. Ce « jardin caché », véritable poumon vert préservé de la densité urbaine, devient le théâtre d’une exploration pluridisciplinaire où le patrimoine du XIXe siècle dialogue avec la création contemporaine. En ce printemps 2026, l’effervescence printanière souligne déjà le rôle de ce havre de paix, perçu comme un terrain de résistance poétique et une réponse vitale au besoin de nature en ville. L’exposition interroge les multiples facettes du jardin : refuge intime, laboratoire de biodiversité ou symbole social. À travers des œuvres d’artistes actuels et des documents d’archives, le parcours nous plonge dans un imaginaire lié à la culture de la terre et à la patience. Bien que l’ouverture complète soit le point d’orgue de la saison, flâner dès maintenant entre les arbres séculaires et les salons historiques permet de saisir l’essence de ce « tiers-lieu » essentiel. C’est une invitation à réfléchir à notre rapport au sol et à la transmission, célébrant deux siècles de vie quotidienne au cœur d’un héritage vert qui continue d’imaginer la ville de demain. 200 ans de la Maison des Arts de SchaerbeekExpositions ‘Habiter la Maison’ & ‘Dans le Jardin’En Savoir + : https://lamaisondesarts.be/ Paysages digitaux, entre archéologie, IA et mémoires du futur Des profondeurs sacrées de Gizeh aux hybridations végétales nées du numérique, le paysage s’affranchit du réel. Une odyssée moderne qui défie le temps et la matière, là où la technologie devient le nouveau souffle d’une nature augmentée. À lire aussi : Retrouvez mon regard sur l’actualité des musées et le meilleur des [expositions à Bruxelles]. Vue de l’expédition immersive en réalité virtuelle, L’Horizon de Kheops, Tour & Taxis, Shed 3, (c) Excurio, courtesy Tempora, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineL’Horizon de Khéops : L’odyssée digitale à Tour & Taxis À Tour & Taxis, la technologie s’efface devant l’émerveillement avec « L’Horizon de Khéops », une expérience de réalité virtuelle qui redéfinit les frontières du voyage. En ce mois d’avril, le visiteur quitte les hangars de Shed 3 pour une immersion de 45 minutes au cœur de l’Égypte ancienne. Équipé d’un casque VR, on ne se contente pas de regarder le passé, on y pénètre. L’expédition commence dans le secret des pierres : on déambule avec émotion au cœur même de la pyramide, explorant des chambres funéraires et des couloirs étroits normalement inaccessibles, avant de vivre une ascension spectaculaire. L’aventure offre alors des sensations inédites de liberté : on se surprend à voler au-dessus du plateau de Gizeh jusqu’à poser le pied au sommet de la Grande Pyramide. Ce moment procure un véritable sentiment de vertige face à un paysage époustouflant qui s’étend à perte de vue. La navigation se poursuit de manière onirique lorsqu’on semble voguer entre les sommets des pyramides à bord d’une barque solaire, survolant les temples sous une lumière dorée. Cette déambulation numérique devient une véritable expédition paysagère où chaque détail participe à l’évasion. Une escale incontournable pour défier le temps et contempler, depuis les cimes, l’éternité des pharaons. L’horizon de Khéops, voyage digital en Egypte ancienneTour & Taxis, Shed 3jusqu’au 30 juin 2026En Savoir + : https://tour-taxis.com/fr/lhorizon-de-kheops-voyage-en-egypte-ancienne/ Sébastien Lacomblez, exposition Les Formes Vides, Installation Vidéo, 3′, 2026, musée Horta, bruxelles, 2026, (c) Sébastien Lacomblez, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineSébastien Lacomblez au Musée Horta : L’hybridation entre nature et intelligence artificielle Au Musée Horta, le printemps 2026 s’écrit sous le signe d’une rencontre fascinante entre patrimoine et algorithmes. Avec l’exposition « Les Formes vides », l’artiste Sébastien Lacomblez instaure un dialogue envoûtant entre les courbes Art nouveau et les métamorphoses générées par l’intelligence artificielle. En utilisant l’IA pour transformer des photographies de nymphéas en images mouvantes, l’artiste explore la porosité entre le jardin réel et le jardin rêvé. Dans ce temple de la ligne sinueuse, le parcours souligne l’élégance squelettique du bâtiment à travers des structures qui semblent osciller entre la vie organique et la création numérique. L’actualité de ce mois d’avril invite à une immersion sensible où la technologie se fait végétale. Les œuvres, qui font cohabiter fleurs fraîches et mutations virtuelles en une transition perpétuelle, font écho aux floraisons stylisées de Victor Horta. La visite se prolonge naturellement vers le jardin de la maison-atelier, un espace de respiration essentiel où la réflexion se fait plus philosophique : le paysage y devient une image mentale qui naît et s’efface. Une étape indispensable pour découvrir comment l’IA, nouveau « jardinier » du musée, réinvente l’organique à la frontière de l’art et du futur. Sébastien LacomblezLes Formes videsdu 11 avril au 17 mai 2026Musée Horta, Saint-Gilles, BruxellesEn Savoir + : https://hortamuseum.be Simone Kenyon & Lucy Cash How the Earth See Itself, 2019, exposition MEMO, Mémoires du Futur, CID Grand Hornu, 2026, (c) photo Beth Chalmers, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art Magazine« Mémo. Souvenirs du futur » au CID -Hornu : L’archéologie du vivant Sur le site minier du Grand-Hornu, classé à l’UNESCO, l’exposition « Mémo. Souvenirs du futur » transcende le design pour offrir une véritable expérience paysagère. La scénographie d’Olivier Vadrot dialogue avec l’architecture circulaire du site, invitant à une déambulation où les structures semblent issues d’un relief naturel. En ce mois d’avril, alors que la verdure reprend ses droits sur les anciens terrils, le parcours explore la résurrection de matières délaissées — comme le maïs ou la paille — pour transformer la création en une archéologie du vivant où minéraux et sédiments deviennent des archives plastiques. Cette saison met ainsi en lumière l’importance de la résilience et du temps long. À travers l’usage de pigments naturels et la valorisation des savoir-faire locaux, l’exposition interroge les traces que nous choisissons de léguer aux paysages de demain. En parcourant les galeries baignées de lumière printanière, on prend conscience que chaque objet est une « graine » déposée pour l’avenir, nourrie par la vulnérabilité de notre patrimoine. Une immersion à la fois poétique et citoyenne au cœur du Borinage, indispensable pour repenser notre lien tactile avec le biotope et la force de la création face à l’histoire. MEMO, Souvenirs du FuturCID – Centre d’Innovation et de Design (Grand-Hornu)jusqu’au 30 août 2026En Savoir + : https://www.cid-grand-hornu.be/fr Escales en Galerie : le paysage se fait œuvre Au détour des galeries bruxelloises, l’art change de décor. D’un côté, le tracé rigoureux de montagnes et de jardins structurés ; de l’autre, des forêts luxuriantes noyées sous des cieux étoilés. Deux escales visuelles pour redécouvrir le paysage sous un angle radicalement différent. À lire aussi : Retrouvez mes chroniques et mes coups de cœur au fil des [galeries d’art à Bruxelles]. Vincent Delpierre, Point de Vue, huile sur toile, 100 x 120 cm, Zedes Art Gallery, Bruxelles, (c) Vincent Delpierre, (c) photo courtesy Zedes Art Gallery, agenda Boombartstic avril 2026, Paysages & Jardins, (c) Boombartstic Art MagazineVincent Delpierre, Zedes Art Gallery : Le jardinier-peintre et ses paysages mosaïques À la galerie Zedes, Vincent Delpierre invite à une immersion dans des paysages rêvés, entre sommets alpestres et jardins clos. Peintre, dessinateur mais aussi jardinier, l’artiste belge traduit la sensation vibrante que la nature lui procure plutôt que d’en copier la réalité. Son travail se caractérise par une reconstruction méthodique : sur la toile, la nature s’organise en parcelles et en territoires, formant un puzzle visuel rigoureux. On y devine l’influence de son quotidien au jardin, où le chaos végétal est apprivoisé par une structure presque géométrique, créant des « portraits de paysages » d’une sérénité absolue. Ses toiles révèlent des mosaïques vibrantes de couleurs juxtaposées qui capturent la lumière avec une précision d’orfèvre. L’artiste joue avec les transparences et les lignes de fuite architecturales pour évoquer la profondeur du ciel ou la densité d’une forêt. Cette déambulation visuelle, où des sols en damier dialoguent avec des horizons colorés, emprunte aux songes de l’enfance pour offrir une vision apaisée d’une nature morcelée mais harmonieuse. Une escale indispensable pour ralentir et découvrir comment, par un geste méditatif, Delpierre encapsule l’immensité du monde dans des compositions aussi charpentées que poétiques. Vincent DelpierreZedes Art Galleryjusqu’au 25 avril 2025En Savoir + : https://www.zedes-art-gallery.be/en Renaud-Auguste Dormeuil, Tapisserie dite Nuit bleue, 2023, exposition Le Printemps est pour après-demain, Galerie La Patinoire Royale Bach, Bruxelles, 2026, Courtesy Galerie In Situ – Fabienne Leclerc, Paris, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineRenaud Auguste-Dormeuil à La Patinoire Royale : Tapisseries et cieux d’encre Sous la nef majestueuse de La Patinoire Royale, Renaud Auguste-Dormeuil déploie une proposition d’une intensité poétique rare. Avec son exposition « Le printemps est pour après-demain », l’artiste français place la notion d’attente et de bascule au cœur d’une réflexion paysagère unique. Le point d’orgue de ce parcours réside dans sa manière de réinterpréter des tapisseries d’Aubusson datant du XVIe au XVIIIe siècle. En recouvrant ces scènes pastorales d’encre de Chine noire, il y superpose une carte des étoiles correspondant précisément à la date d’événements historiques marquants. La déambulation met en scène cette rencontre entre la mémoire textile et l’immensité du cosmos. On y découvre des ciels observés lors de moments charnières : le passage d’une comète en 1759 ou l’éruption d’un volcan en 1707. Ces paysages brodés sont soudain traversés par le silence de l’obscurité et l’éclat des constellations, transformant l’œuvre en un témoin muet des cycles du temps. En jouant sur les échelles, l’artiste transforme la galerie en un observatoire mélancolique, invitant à lever les yeux vers l’invisible. Une expérience immersive qui bouscule notre perception et nous rappelle notre lien indéfectible avec la grande histoire de l’univers. Renaud-Auguste DormeuilLe Printemps est pour après-demainGalerie La patinoire Royale Bachjusqu’au 25 juillet 2026En Savoir + : https://prvbgallery.com/fr/ Chroniques urbaines : le paysage cinématographique de Gregory Crewdson Quitter les jardins en fleurs pour l’étrange atmosphère d’une Amérique de banlieue. Changement radical de décor. Entre Charleroi et Bruxelles, des rues reconstruites de toutes pièces, où la ville devient le miroir de bien des solitudes. Gregory Crewdson, Alone Street (An Eclipse of Moths), 2018-2019, Digital pigment print, 148 x 247 cm, (c) Courtesy Gregory Crewdson, Galerie Templon, exposition Gregory Crewdson, Eveningside, Musée de la Photographie de Charleroi, 2026, agenda Boombartstic avril 2026, Paysages & JardinsGregory Crewdson au Musée de la Photographie : La ville et le théâtre du réel Le Musée de la Photographie de Charleroi accueille une figure majeure de la scène internationale : Gregory Crewdson. Avec sa série « Eveningside », l’artiste américain clôture une trilogie de dix ans, offrant une immersion dans une Amérique provinciale transfigurée. Ici, le paysage urbain est entièrement recomposé, mis en scène avec une logistique hollywoodienne. La force de Crewdson réside dans une précision technique extrême et une haute définition qui abolit la profondeur de champ : chaque détail, du plus proche au plus lointain, affiche une netteté absolue, conférant à l’image une dimension quasi sculpturale. Dans des décors de villes industrielles ou des lisières forestières embrumées, Crewdson fige des personnages au regard perdu. Ces figures semblent enfermées dans une solitude incommunicable, rappelant le silence intérieur des œuvres de Vilhelm Hammershøi ou la mélancolie urbaine d’Edward Hopper. Sous la lumière particulière des salles du musée — un ancien carmel — cette exploration du non-dit prend une ampleur tragique. Chaque photographie devient le fragment d’un film dont on ne connaîtrait ni le début ni la fin. Loin de la simple esthétique urbaine, Crewdson transforme la ville en un immense décor de théâtre où chaque rue abrite un reflet de la psyché humaine. Gregory CrewdsonEveningsideMusée de la Photographie de Charleroijusqu’au 17 mai 2026En Savoir + : https://www.museephoto.be/ Gregory Crewdson, Madeline’s Beauty Salon, 2021-2022, tirage numérique pigmentaire monté sur Dibond, 102 × 132 cm — 40 1/4 × 52 in, (c) Gregory Crewdson, Courtesy of the artist and Templon, Paris – Brussels – New York, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineGalerie Templon : L’Amérique de Crewdson en clair-obscur À la Galerie Templon, à Bruxelles, l’expérience se fait plus immédiate et physique. Si le musée de Charleroi offre la rétrospective, l’espace bruxellois se concentre sur l’épilogue : dix-huit photographies grand format où la couleur s’efface totalement. Ce passage au noir et blanc change tout. On se retrouve face à des tirages argentiques d’une densité rare, où l’on peut presque toucher la texture de l’asphalte humide, le grain d’une façade en briques ou la lueur crue d’un néon de pharmacie. Dans ces décors de banlieue, chaque détail est sculpté par une lumière de film noir, rendant le banal étrange. On n’observe plus une scène de loin, on entre dans l’ombre d’une ruelle ou d’un jardin négligé. Alors que le musée explore l’ampleur de sa carrière, la galerie nous force à nous arrêter sur l’immobilité de ces vies de quartier. Ici, le paysage urbain n’est plus une simple mise en scène, il devient le réceptacle silencieux de nos solitudes quotidiennes. Gregory CrewdsonEveningsideGalerie Templon – Bruxellesjusqu’au 18 avril 2026En Savoir + : https://www.templon.com/fr/ Scénographies paysagères : le paysage se fait décor Le paysage ne se regarde plus, il se met en scène. Entre Bruxelles et Sète, deux artistes manipulent nos perceptions pour transformer l’horizon en une expérience de théâtre. On y découvre des surfaces que l’on anime ou que l’on met à nu, nous invitant à un voyage où l’immobilité est le plus court chemin vers l’émerveillement. Faites une pause : [Découvrez mes Bulles d’Art pour un décryptage d’œuvre d’art qui revient à l’essentiel.] Emilie Terlinden, Beyond Horizons III, huile sur toile marouflée sur bois, 15 × 20,5 cm, 2025, Collection privée, exposition Timelapse, Le Botanique, Bruxelles, (c) Emilie Terlinden, (c) photo courtesy Le Botanique, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineLe Botanique : Emilie Terlinden, la renaissance du diorama Au Botanique, Emilie Terlinden réveille le frisson des pionniers de l’image. Avec « Timelapse », elle ressuscite le diorama, cette machine à rêves du XIXe siècle qui fascinait les foules bien avant le cinéma. Héritière des grands panoramas historiques, cette technique ne se contente pas de montrer un paysage : elle l’anime par la seule magie d’un jeu d’éclairage savant. L’artiste délaisse la vue figée pour une mise en scène qui emprunte aux codes du théâtre classique. Ses installations évoquent des décors de scène où les différents plans, suspendus et actionnés comme par des cintres invisibles, créent une profondeur saisissante. C’est là que le miracle opère : une image peinte semble soudain respirer. En jouant sur la transparence, on voit le jour décliner, la brume se lever sur un horizon recomposé, ou encore l’élan d’une aile de héron qui se déploie et des personnages qui apparaissent et s’animent dans la pénombre. L’expérience résonne avec le réveil du jardin qui entoure le bâtiment. À l’extérieur, le parc explose de vie ; à l’intérieur, les installations capturent la croissance lente et les métamorphoses invisibles du végétal. Une invitation à changer d’échelle pour enfin voir le paysage comme un processus vivant, vibrant et perpétuel. Emilie TerlindenTimelapseLe Botanique – Bruxellesjusqu’au 26 avril 2026En Savoir + : https://botanique.be/fr/expositions Lucy McKenzie, Moving Panorama (Trans Siberian), Structures en bois, mobilier ferroviaire, verre, textile, moteur, acrylique et huile sur toile sur tambour mécanique, exposition Plastic Newspaper, CRAC Occitanie, Sète, France, (c) Courtesy Lucy McKenzie et Galerie Buchholz, Cologne, (c) photo Lisa Rastl, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineLes Voyages immobiles de Lucy McKenzie au CRAC Occitanie À Sète, l’artiste écossaise établie à Bruxelles, Lucy McKenzie, métamorphose les salles du centre d’art en un théâtre d’illusions monumental. Diplômée de l’Institut Van der Kelen — cette école bruxelloise mythique où l’on apprend à imiter le marbre et le bois à la perfection — elle utilise ce savoir-faire artisanal pour déconstruire les décors qui nous entourent. Ici, l’architecture n’est qu’une façade de peinture qui piège le regard par sa justesse. L’exposition bat au rythme du voyage et des compartiments voyageurs. McKenzie joue sur des jeux d’échelles : on passe de wagons reconstitués à l’échelle 1, où l’on peut s’installer, à des modèles réduits et des maquettes. Par les fenêtres des compartiments, des paysages peints défilent sur de grands tambours rotatifs. C’est la magie du voyage immobile : vous restez statique tandis que l’horizon s’anime mécaniquement. Ce dispositif technique, hérité des panoramas du XIXe siècle, transforme la visite en une dérive spatio-temporelle où le wagon devient une véritable machine à explorer l’artifice. Cette mise en scène nous force à regarder autrement. Entre le gigantisme des structures et la précision des miniatures, ce n’est plus la destination qui compte, mais le décor lui-même. McKenzie nous montre comment ces espaces — qu’il s’agisse de l’intérieur boisé d’un compartiment ou des façades de nos villes — sont des habillages conçus pour nous faire rêver ou nous séduire. Une immersion visuelle qui nous invite à débusquer la vérité cachée sous le vernis du quotidien. Lucy McKenziePlastic NewspaperCRAC Occitanie – Sète (France)jusqu’au 06 septembre 2026En Savoir + : https://crac.laregion.fr/ Reflets & Rivages : escapades d’ailleurs au fil de l’eau Entre les fontaines baroques d’Annevoie, les reflets du paysage mosan à Namur et les canaux secrets d’Amiens, la création s’ancre au fil de l’eau. On vous a déniché les escales les plus fraîches pour voir l’art prendre l’air et le courant. À lire aussi : Envie d’ailleurs ? Retrouvez mes récits de voyage et mes découvertes au fil de mes [escapades d’art en Belgique et en Europe]. Restauration du bassin de l’artichaut, Jardins d’Annevoie, Anhée, Belgique, (c) photo courtesy Les Jardins d’Annevoie, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineJardins d’Annevoie : résurgence d’une fontaine historique Au cœur de la province de Namur, les Jardins d’Annevoie célèbrent l’union entre l’eau et la pierre. Ce domaine du XVIIIe siècle reste une rareté : ici, les jeux d’eau fonctionnent uniquement par gravitation, sans aucune machinerie. Le printemps 2026 marque un tournant avec le retour de la fontaine de l’Artichaut, qui retrouve son emblème historique après des décennies d’absence. Cet élément central a été recréé en dinanderie par la maison Clabots. En s’appuyant sur des archives du château, les artisans ont reproduit l’objet en cuivre repoussé, unissant le dessin et le métal pour relever ce défi technique. Pour accueillir cette pièce et assurer un raccordement direct à la source, les jardiniers ont installé une base spécifique, permettant au jet de retrouver son tracé d’origine. La déambulation en ce mois d’avril offre un spectacle retrouvé : l’eau vient frapper les courbes de la dinanderie pour dessiner les feuilles d’un artichaut liquide. Classé Patrimoine majeur de Wallonie, le site prouve que le savoir-faire du passé, restauré par des mains expertes, conserve une pertinence totale. Une invitation à parcourir un jardin où le temps s’écoule au rythme des fontaines. Restauration du bassin de l’artichautAtelier de dinanderie Clabots – DinantJardins d’Annevoie En Savoir + : https://www.annevoie.be/fr/ Les Bateliers à Namur : le paysage mosan d’après nature À Namur, Les Bateliers nous invite à une immersion au cœur du paysage avec l’exposition « D’après nature ». Ce projet d’envergure célèbre le 250e anniversaire de la naissance de John Constable, maître de la peinture qui a révolutionné notre façon de regarder l’environnement par l’observation directe. Dans l’écrin de l’Hôtel de Groesbeeck-de Croix, les œuvres dialoguent avec les décors du XVIIIe siècle, rappelant que le paysage est une construction de l’esprit autant qu’une réalité physique. Le parcours fait cohabiter les ciels de Constable et les œuvres de maîtres anciens de l’école mosane — tels que Joseph Quinaux, François Roffiaen, Paule Bisman, Désiré Merny et Eugène Colignon — avec les regards de cinq artistes contemporains : Anne Liebhaberg, Anne Marie Finné, Michel Peetz, Philippe Tasiaux et Simon Delneuville. Le parcours met en lumière le patrimoine mosan à travers une sélection de peintures, de dessins et de gravures issus des collections communales. Des bords de Meuse aux rochers de Marche-les-Dames, ces vues captées sur le vif témoignent de l’évolution du territoire et de la sensibilité des artistes face aux changements de lumière. Cette escale aux Bateliers fait dialoguer les époques et interroge la persistance du genre paysager. D’après NatureLe paysage mosan, 250 ans après John ConstableLes Bateliers – Namurjusqu’au 14 juin 2026En Savoir + : https://lesbateliers.namur.be/ Les Hortillonnages, Festival international de jardins, Stéphane Larcin- Baptiste Demeulemeester, Amiens, France, 2019, (c) Art & Jardins Hauts-de-France, (c) photo Yann Monel, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineHortillonnages d’Amiens : quand l’art qui prend racine dans l’eau À quelques encablures de la frontière, le site des Hortillonnages d’Amiens prépare sa 17e saison. Ce labyrinthe de 300 hectares, où l’eau et la terre s’entremêlent, deviendra à partir du 22 mai le théâtre d’un parcours d’art à ciel ouvert unique en son genre. La visite se conçoit comme une véritable expédition : c’est en barque électrique ou à pied sur l’Île aux Fagots que l’on partira à la découverte des cinquante installations qui ponctueront ce paysage amphibie. En ce mois d’avril, la végétation encore basse laisse déjà deviner la structure des œuvres en préparation, offrant une lisibilité parfaite sur les futurs gestes artistiques qui habiteront les berges. Le parcours d’art 2026 se distinguera par une intégration subtile de créations plastiques et paysagères qui jouent avec les éléments. On glissera sur l’eau pour découvrir des structures flottantes, des cabanes réinventées ou des sculptures organiques qui sembleront surgir de la vase. Chaque îlot sera une surprise : ici, une œuvre utilisera le clapotis de l’eau pour créer une mélodie ; là, un jardin expérimental proposera une réflexion sur la résilience des sols. Cette déambulation silencieuse permettra une confrontation directe et sensible avec l’art contemporain, au rythme lent des bras de la Somme. Cette escapade est une invitation à poser un regard neuf sur un patrimoine maraîcher historique. En croisant le travail de jeunes paysagistes et de plasticiens internationaux, le festival transforme les Hortillonnages en un laboratoire de formes. Avec l’éveil des premiers bourgeons et le retour de la lumière printanière sur les canaux, le voyage prend des airs de quête poétique en attendant l’ouverture officielle des installations. Une étape indispensable pour ceux qui souhaitent concilier l’aventure au fil de l’eau et la découverte d’une création actuelle qui prend racine dans le paysage. Les HortillonnagesFestival International de Jardins (& parcours d’art contemporain)du 22 mai au 11 octobre 2026AmiensEn savoir + : https://www.artetjardins-hdf.com/directory-project/festival-international-jardins-hortillonnages-amiens/ Giverny, dans la palette vibrante de Claude Monet Pour le centenaire de la disparition de Claude Monet, Giverny ravive l’éclat de ses jardins. Des floraisons subtiles du Clos Normand aux eaux dormantes du bassin, la nature devient pigment. Une immersion sensorielle pour voir le monde avec l’œil du peintre. Entrez dans la toile. Claude Monet (1840-1926), Bras de Seine à Giverny, 1885, huile sur toile, 66 × 93 cm, Paris, musée Marmottan Monet, legs Michel Monet, 1966, inv. 5175, exposition Avant les Nymphéas, Musée des Impressionnismes, Giverny, France, (c) musée Marmottan Monet / Studio Christian Baraja SLB, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineAvant les nymphéas : Monet découvre Giverny au Musée des impressionnismes L’œil du pionnier. Avant la sérénité des bassins, il y avait la fureur de découvrir. À deux pas de la maison du maître, le musée lance sa saison avec une immersion dans les années 1883-1890. On oublie ici le jardinier pour retrouver le marcheur : celui qui arpente les collines et les bords de l’Epte, traquant la lumière sur les champs de coquelicots. C’est l’époque où Monet délaisse les voyages lointains pour communier avec la terre locale et en faire son horizon absolu. La naissance d’une obsession. En ce centenaire de sa disparition, l’exposition dévoile des toiles rares issues de collections internationales. On y observe la genèse de ses premières séries, cette répétition du motif qui devient une étude quasi scientifique de l’air et du temps. Le parcours retrace aussi l’effervescence de la colonie américaine venue s’installer dans son sillage, faisant de ce petit village l’épicentre d’une modernité brute. Une halte nécessaire pour comprendre comment le paysage sauvage est devenu, sous son pinceau, une œuvre d’art totale. Claude MonetAvant les Nymphéas 1883-1890Musée des Impressionnismes de Givernyjusqu’au 05 juillet 2026En Savoir + : https://www.mdig.fr/ Maison et jardins Claude Monet à Giverny, vue sur l’étang, (c) Maison et jardins Claude Monet Giverny – droits réservés, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineGiverny : L’art de vivre au jardin Le réveil d’un atelier végétal. Oubliez la toile, ici on marche dans la couleur. À Giverny, le printemps n’est pas une saison, c’est un manifeste. Claude Monet a passé quarante ans à sculpter ce domaine, détournant même un bras de l’Epte pour créer son miroir d’eau. En avril, le Clos Normand explose : des milliers de tulipes et de jonquilles saturent l’espace, tandis que les arbres fruitiers vaporisent leurs premières fleurs. C’est brut, vivant et radicalement impressionniste. Sous le pont japonais. Dans le Jardin d’Eau, l’ambiance change. Le silence s’installe au rythme du clapotis et des glycines en bourgeons. On guette les reflets des saules pleureurs, là où le peintre captait l’insaisissable. Puis, on bascule dans l’intimité de la maison aux façades roses. On traverse le « salon bleu », véritable cabinet de lecture, avant de découvrir l’épicerie et le salon-atelier où une soixante de répliques retrouvent leur accrochage dense d’époque. L’immersion se poursuit dans la célèbre salle à manger jaune, ornée de sa collection d’estampes japonaises, pour finir par la cuisine aux carreaux de Rouen. À une heure de Paris, ce n’est pas une visite, c’est un pèlerinage dans une œuvre d’art totale qui respire. Maison & Jardins Claude MonetGiverny (France)du 01 avril au 01 novembre 2026En Savoir + : https://claudemonetgiverny.fr/ Ma sélection de beaux livres, le paysage au fil des pages En ce mois d’avril, je vous ai sélectionné quatre ouvrages où le paysage défile de page en page pour mieux s’offrir à votre regard. Une flânerie entre art et nature, où la beauté du monde se déploie à chaque chapitre comme une invitation à l’évasion. Prolonger la réflexion : [Découvrez ma sélection de chaque livre d’art essentiel sur Boombartstic.] Les Jardins d’Annevoie, auteur et photographie Michel Fautsch, Editions Racine, 2026, (c) courtesy Editions Racine, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineLes Jardins d’Annevoie. Joyau des jardins d’eau – Michel Fautsch – Éditions Racine Ce printemps, Michel Fautsch nous ouvre les portes d’un lieu rare. Dans ce beau livre paru aux Éditions Racine, le photographe raconte trois siècles d’histoire au cœur de la vallée de la Meuse. Le secret d’Annevoie ? C’est le seul jardin de Belgique où l’eau joue en toute liberté, sans moteur ni machinerie. Ici, tout repose sur la gravité : c’est elle qui fait jaillir les fontaines et glisser les cascades depuis 1758. À travers 192 pages d’images apaisantes, on voyage entre les styles français, italien et anglais, là où la main du jardinier s’efface pour laisser couler la nature. L’auteur s’attarde aussi sur la vie sauvage, comme le cingle plongeur qui niche au bord des bassins, rappelant que ce patrimoine est avant tout un refuge vivant. C’est un hommage simple et sensible à un « jardin-éponge » qui traverse le temps avec une grâce incroyable. Une belle façon de prolonger la balade une fois rentré chez soi. Laissez-vous porter par le courant. Les Jardins d’AnnevoieTexte & photographies Michel FautschEditions Racine – BruxellesEn Savoir + : https://www.racine.be/fr/les-jardins-dannevoie Licornes! , catalogue de l’exposition éponyme, Musée de Cluny -musée national du Moyen-Age, Paris, 2026, GrandPalaisRmn Editions, Paris, 2026, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineLicornes ! – GrandPalaisRmnÉditions En ce printemps 2026, le Musée de Cluny célèbre la figure iconique de nos paysages imaginaires. À l’occasion de l’exposition éponyme, ce catalogue richement illustré, publié sous la direction de Béatrice de Chancel-Bardelot et Michael Philipp, explore la richesse de cet animal mythique qui peuple nos esprits depuis des siècles. Si le musée est l’écrin permanent de la célèbre tenture de La Dame à la licorne, l’ouvrage élargit l’horizon en retraçant l’évolution de ce symbole, de la fin du Moyen Âge jusqu’aux réinterprétations contemporaines les plus surprenantes. À travers des essais d’experts et ses 180 reproductions somptueuses, le livre analyse comment la licorne, entre pureté et force sauvage, est devenue une figure centrale de l’art occidental. Des tapisseries monumentales aux manuscrits enluminés, le catalogue décrypte les multiples facettes de cet être sylvestre, souvent représenté au cœur d’une nature luxuriante et codifiée : le mille-fleurs. L’ouvrage souligne comment cette bête imaginaire permet aux artistes de questionner notre rapport au vivant et à l’invisible, faisant de la licorne une fenêtre ouverte sur les aspirations de chaque époque. En réunissant des œuvres venues du monde entier, de Potsdam à New York, cette synthèse inédite montre comment la licorne a quitté les bestiaires médiévaux pour investir la pop culture actuelle. C’est une invitation à redécouvrir un patrimoine universel et à comprendre pourquoi, aujourd’hui encore, cette icône continue de galoper dans nos paysages intérieurs. Partez sur les traces du mythe. Licornes!Musée de Cluny – musée national du Moyen-Age, Parisjusqu’au 12 juillet 2026En Savoir + : https://www.musee-moyenage.fr/ Catalogue de l’expositionEditions GrandPalaisRmnCe livre me tente, où puis-je l’acheter? Paysage, Fenêtre sur la Nature, catalogue de l’exposition éponyme, Musée du Louvre-Lens, 2023, Editions Liénart, Paris, 2023, (c) photo courtesy Editions Liénart, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineLe Paysage. Fenêtre sur nature – Liénart éditions Parue en 2023, cette anthologie monumentale publiée avec le Louvre-Lens, sous la direction de Marie-Laure Cassius-Duranton, reste une lecture fondamentale pour qui veut comprendre l’art de peindre le monde. Loin des chronologies classiques, l’ouvrage propose une décomposition inédite du paysage par ses éléments de base. Le ciel, l’arbre, le rocher ou le nuage ne sont plus ici de simples décors, mais deviennent les briques élémentaires d’une nouvelle sensibilité. En isolant ces motifs, le livre révèle comment chaque détail a permis aux artistes de traduire leur rapport au vivant. En décomposant ainsi le paysage, l’ouvrage nous apprend à lire une véritable grammaire de la nature. On y découvre comment la forme d’un nuage chez Constable ou la découpe d’un minéral chez Poussin suffisent à exprimer l’émotion ou la mélancolie d’une époque. En ce mois d’avril, alors que la nature se transforme sous nos yeux, cette lecture offre les clés pour décrypter la fabrique d’une atmosphère. On comprend alors que le paysage est un montage savant de morceaux de nature, choisis par l’artiste pour leur force philosophique. Véritable fenêtre ouverte sur l’atelier du peintre, cet outil de référence réunit des contributions d’experts et une iconographie d’une grande finesse. C’est une invitation à transformer chaque déambulation, qu’elle soit au musée ou en pleine forêt, en une expérience analytique profonde. Une lecture indispensable pour saisir comment le paysage a conquis sa place prépondérante dans l’histoire de l’art européen. Apprenez à décrypter le paysage. Paysage, Fenêtre sur la Naturecatalogue de l’exposition Paysage au musée du Louvre-Lens (2023)n.a. Une anthologie de référenceEditions LiénartEn Savoir + : https://www.lienarteditions.com/product-page/paysages Les Jardins de Versailles 1623-1715, tome 1, auteur Jacques Moulin, Editions In Fine Editions d’art, France, 2023, (c) courtesy Editions In Fine Editions d’Art, Paris, agenda avril 2026, Paysages & Jardins, Boombartstic Art MagazineLes Jardins de Versailles (1623-1715) – Jacques Moulin – In Fine éditions d’art Pour accompagner l’éveil printanier des grands domaines, cet ouvrage de référence nous invite à remonter le temps. Bien avant l’apothéose du Roi Soleil, Versailles n’était qu’un modeste jardin clos entourant un pavillon de chasse érigé sous Louis XIII en 1623. Dans ce premier tome coédité avec le Château de Versailles, Jacques Moulin — architecte en chef des Monuments historiques ayant veillé sur le domaine durant dix ans — lève le voile sur une genèse souvent méconnue. Il s’appuie sur des archives inédites pour démontrer que le parc est le fruit d’une sédimentation de volontés royales, bien au-delà du seul génie de Le Nôtre. À travers 256 pages et 200 illustrations, le livre retrace la métamorphose spectaculaire d’un « jardin de plaisir » initial en un véritable « jardin du pouvoir » absolu. En ce mois d’avril, alors que les Grandes Eaux reprennent leur ballet saisonnier, cette lecture permet de décrypter l’évolution des parterres, l’invention de l’Allée royale et le passage de la fantaisie boisée à la rigueur de la raison sous la houlette de Jules Hardouin-Mansart. Chaque bosquet et chaque perspective sont ici analysés comme les témoins d’une maîtrise totale de la nature mise au service de la gloire d’un souverain. Cette synthèse passionnante réhabilite le rôle des prédécesseurs et des collaborateurs de l’ombre, tout en célébrant l’ingéniosité des sciences et techniques alors à leur apogée. Un ouvrage indispensable pour quiconque souhaite comprendre l’âme de ce paysage-monument et en percevoir les secrets historiques lors d’une prochaine déambulation printanière. Égarez-vous dans les perspectives du Roi. Les Jardins de Versailles 1623-1715Tome 1Auteur : Jacques MoulinIn Fine Editions d’Art, ParisJe m’y plonge : https://infine-editions.fr/publications/les-jardins-de-versailles/ Auteur Eric Mabille Fondateur de Boombartstic, j’explore les arts visuels avec la même curiosité que vous : à travers le mouvement, l'instinct et le temps du regard. Spécialiste en gestion de projets culturels, je décrypte l’actualité des arts pour nourrir nos envies de découvertes. Je cultive un soin d’écriture particulier pour partager mes sélections qualitatives d'expositions en galeries et dans les musées, mon agenda, ainsi que mes critiques de livres d'art. Basé à Bruxelles, j’aime dénicher l'inattendu lors de mes escapades en Europe, privilégiant toujours l'immersion des previews presse. Plus qu'un magazine, je conçois Boombartstic comme un compagnon de route pour tous ceux qui, comme moi, aiment vivre l'art avec exigence et authenticité.