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L’écriture hors-cadre : Quand l’Art Brut prend la parole à la Fondation Jan Michalski

L’écriture hors-cadre : Quand l’Art Brut prend la parole à la Fondation Jan Michalski

Mots gravés dans l’urgence, missives passionnées ou alphabets inventés : la Fondation Jan Michalski orchestre à Montricher une traversée fascinante aux confins du langage. À l’occasion des 50 ans de la Collection de l’Art Brut de Lausanne, l’exposition Écrits d’art brut réunit un corpus rare d’auteurs et d’autrices hors normes. Une immersion visuelle et poétique au pied du Jura suisse, à découvrir absolument jusqu’au 30 août 2026.

Connaissez-vous l’art brut, ces œuvres fascinantes nées en totale liberté, loin des circuits traditionnels ? Installée au pied du Jura à Montricher, la Fondation Jan Michalski met en lumière un pan aussi intime que bouleversant de cette création : les écrits. Pour cette exposition de l’intime, elle s’associe à la prestigieuse Collection de l’Art Brut de Lausanne pour proposer une immersion inédite avec l’exposition « Écrits d’art brut ».

Cet événement culturel majeur s’inscrit au cœur des célébrations marquant les 50 ans d’existence de la collection lausannoise — un trésor unique au monde inauguré en 1976 dans la foulée de la donation historique de Jean Dubuffet, l’homme qui forgea ce concept en Suisse dès 1945.

50ème anniversaire de la collection de l’Art Brut de Lausanne

Pour célébrer ce demi-siècle d’histoire, la directrice de l’institution, Sarah Lombardi, a imaginé une programmation anniversaire déclenchant des dialogues transversaux audacieux. L’idée fondatrice ? Tisser des ponts inédits entre l’art brut et d’autres expressions artistiques hors des sentiers battus des arts plastiques, explorant tour à tour les résonances avec la musique, le théâtre ou la danse. C’est dans cette dynamique vivante que s’inscrit notre volet dédié aux écrits bruts, prolongeant directement l’exposition historique présentée à Lausanne et puisant exclusivement dans ses riches fonds patrimoniaux pour révéler une facette intime et subversive de la création helvétique.

Refuges de papier et écritures incarcérées

Et si le langage, loin d’être un simple outil de communication, devenait alors le territoire ultime d’une résistance intérieure ? Lorsque la syntaxe se fracture sous la contrainte de l’enfermement, le trait et le mot se réinventent pour bâtir des refuges impénétrables. Cette exposition réunit 67 documents rares — cahiers de notes, rouleaux de papier de fortune, missives incisives et atlas imaginaires — façonnés par des artistes d’origine suisse ou ayant créé au cœur des institutions asilaires helvétiques. Un corpus bouleversant, façonné dans la liberté farouche de créateurs hors des sentiers battus, où l’écriture hurle le besoin viscéral d’exister.

Art brut et psychiatrie en Suisse : la mémoire des asiles

Sous le commissariat de Sarah Lombardi, le parcours plonge aux origines d’un phénomène indissociable de l’histoire psychiatrique suisse. Dès 1840, le pays se couvre d’institutions asilaires cantonales. Un vaste mouvement d’enfermement. On y interne les esprits fêlés, certes, mais aussi les marginaux, les déviants, les vagabonds ou les alcooliques — toutes ces vies qui dérangent l’ordre social. Confisqués par les médecins pour étayer leurs diagnostics, puis sauvés de l’oubli, ces écrits poignants et ces revendications brutes n’ont pourtant jamais quitté les murs de l’asile au moment de leur création. Ils se déploient aujourd’hui au fil de quatre grandes traversées poétiques et existentielles.

Plaidoiries, réclamations et missives au monde

Des cris écrits. Des lettres d’une intensité poignante adressées à des autorités, des têtes couronnées ou des proches pour réclamer sa liberté.

Cadencées à deux encres, rouge et noire, les 69 requêtes de sortie signées par l’avocat de formation Gaspard Corpataux  (1838-1017) inscrivent dans la matière le décompte implacable de ses jours de captivité. Sans jamais espérer de réponse, Louis-Henri Grognuz (1875-1952) adresse aux grands de ce monde des offers de conférences imaginaires et des pièces de théâtre en vers.

À l’asile de Cery, Jules Doudin (1884-1946) pilonne le médecin-directeur d’une pluie de billets : une phonétique complexifiée sans aucune orthographe correcte, déchiffrable uniquement à voix haute, révélant sa volonté délibérée de maltraiter la langue. Enfin, Samuel Daiber (1901-1983) multiplie les appels à la libération sous une patte de mouche obsessionnelle : un jeu conscientisé avec le vocabulaire, fait de petites inventions langagières et de répétitions d’un même mot décliné avec de légères variations.

Reconfigurations du langage et séditions graphiques

Quand la syntaxe vole en éclats. Néologismes, écriture phonétique, lettres infiltrées : une réappropriation sauvage d’une langue qui servait à les enfermer.

Infiltration obsessionnelle chez Joseph Heuer (1827-1914) qui cartographie des scènes inspirées de sa propre vie où s’entrechoquent tactique militaire, histoire, politique et topographie. Sous une écriture fine et méticuleuse, jalonnée de dates, il greffe à intervalle régulier la lettre H — initiale de son propre patronyme — au cœur du vocabulaire usuel, escortée de dessins crus et menaçants figurant des mises à mort.

Quant à Maurice Vincent (lieux et dates inconnus), c’est par une repasse frénétique à l’encre sur une première esquisse au crayon qu’il surcharge la page : une écriture dense et complexe, oscillant sans cesse entre majuscules brusques, minuscules et caractères imprimés penchés en italique.

Cosmogonies, calendriers et récits hagiographiques

L’invention de mondes parallèles. Des architectures vertigineuses où les mots se font musique, chiffre, alphabet secret ou carte céleste.

Véritables géants de l’art brut ayant suscité l’admiration dès leur vivant, Adolf Wölfli et Aloïse Corbaz déploient ici des univers monumentaux. Au cœur des 25 000 pages rédigées par Adolf Wölfli (1864-1930) prend vie l’épopée de Saint-Adolphe, un alter ego imaginaire guidant une expédition de 5 000 proches jusqu’aux confins du cosmos — une mythologie totale où le texte s’imbrique dans des motifs d’anges, des mascarons et des partitions musicales à six portées.

Marquée à jamais par ses années de gouvernante à Potsdam et prise d’une passion poignante et imaginaire pour l’Empereur Guillaume II, Aloïse Corbaz (1886-1964) métamorphose la contrainte de l’asile en un éclatant  théâtre de l’Univers. Frictionnant le papier de récupération au crayon de couleur et au jus de fleurs, l’ancienne aspirante cantatrice orchestre une féerie lyrique où le verbe et le dessin s’entrelacent. Dans ces missives passionnées devenues peintures, elle invoque figures princières et héroïnes souveraines aux yeux d’un bleu absolu, dénués de prunelles — des présences hiératiques qui fixent le spectateur depuis un au-delà envoûtant.

Hors du temps conventionnel, Adolphe Lany (1882-date inconnue) réinvente le rythme terrestre dans des cahiers scrupuleusement réglés en années de 15 mois, alors que se dévoile dans les cahiers de Mademoiselle Schischkoff (dates inconnues) un labyrinthe polyglotte croisant russe, latin, anglais et français — figure longtemps restée énigmatique dont le dossier médical quasi vide vient tout juste d’être éclairé par une journaliste russophone, révélant son parcours institutionnel aux côtés de sa sœur.

Supports de fortune et matérialité brute

L’urgence absolue d’inscrire le signe. Du simple emballage de chocolat au sac en papier, jusqu’au pur plaisir plastique du tracé.

Saturer le moindre centimètre carré : née à Montricher, Bertha Elisa Morel (1891-1968) s’empare de tous les supports possibles pour déployer une écriture dense et ardue à déchiffrer, orientée dans toutes les directions. Sur les emballages de chocolat Milk-Rhône, les étiquettes d’eau-de-vie et le carton d’une boîte de laine d’acier, elle orchestre une composition théâtrale scandée en actes, où s’entremêlent fragments en latin, chants, folklore helvétique et échos bibliques.

Déroulé fulgurant avec Eugénie Nogarède (1882-1951) : internée vers la quarantaine, l’ancienne mère de famille façonne un corpus de 365 lettres. Sur des papiers hétéroclites et des rouleaux textuels étirés jusqu’à trois mètres, elle interpelle le pape, Mussolini, Hitler ou le directeur de l’asile, crache sa rage dans une missive d’insultes XXL à son mari, et convoque ses souvenirs de voyage de l’Espagne à l’Afrique, masquant parfois ses mots sous des collages de papier calque.

Jean Marchand (1840-1911) déploie quant à lui des écrits cryptiques d’une redoutable discrétion : sur de minuscules morceaux de papier déchirés, il conjugue chiffres, symboles et motifs ornementaux, qu’il enferme jalousement dans des enveloppes qu’il confectionne de ses mains.

Enfin, l’univers de Pascal Vonlanthen (1957*) bascule : d’abord peuplé d’animaux réels ou chimériques, son geste se mue dès 2014 en une écriture dessinée unique. En transcrivant inlassablement la presse quotidienne gratuite, il décline les caractères jusqu’à épuisement, transformant les mots en un simulacre textuel d’une abstraction saisissante et calligraphique.

Dans l’oeil de Boombartstic

C’est au pied du Jura, sous la canopée de béton blanc de la Fondation Jan Michalski, que la graphie libre trouve cette saison un refuge d’une résonance singulière. En s’associant à la Collection de l’Art Brut de Lausanne pour célébrer un demi-siècle de récolte et prolonger l’héritage d’invalidation des codes initié par Jean Dubuffet puis Michel Thévoz, l’institution de Montricher livre une proposition qui m’a profondément marqué. Si l’exposition captive immédiatement l’esprit, c’est qu’elle déplace notre perception : je n’y ai pas traversé une simple rétrospective archivistique, métamorphosant un matériau longtemps relégué au diagnostic psychiatrique en une délicate et émouvante affirmation plastique et poétique.

Le travail curatorial mené par Sarah Lombardi et Émilie Cleeremans réussit à révéler plusieurs pièces inédites et à faire dialoguer grandes figures historiques de l’Art Brut comme Aloïse Corbaz, Adolph Wölfli et auteurs contemporains tels que Pascal Vonlanthen. L’exposition transcende la note clinique pour offrir un véritable manifeste de la matérialité de l’écrit.

J’y perçois néanmoins une tension spatiale, propre à la présentation de manuscrits aussi intimes dans l’espace ample et lumineux de la fondation vaudoise. La puissance d’attraction de ces micrographies, parfois très denses ou codées, exige une immersion lente et une attention individuelle prolongée, rendant le parcours attentif si l’on tente une lecture de survol.

Mais au-delà de l’aspect muséographique, le véritable impact de ces ‘œuvres écrites’ réside dans cette échappée définitive du dossier médical : arracher ces feuillets au regard clinique pour les élever au rang d’œuvres est un acte fort, qui ne va pas sans une poignante amertume. Car sous la beauté formelle des signes affleure un besoin viscéral, presque insoutenable, d’évasion. Ces lettres jamais postées, ces rouleaux saturés d’appels silencieux n’étaient pas conçus pour intégrer l’histoire de l’art, mais pour franchir les murs de l’asile. L’écrit y apparaît comme un élancement tragique vers l’ailleurs — un désir de fuite trahi par l’enfermement réel de leurs auteurs, dont la voix ne nous parvient qu’une fois leur solitude scellée.

Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature

Nichée au pied du Jura vaudois, à Montricher, la Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature déploie son architecture singulière face à l’immensité des Alpes et du lac Léman. Née en 2004 sous l’impulsion de Vera Michalski-Hoffmann en mémoire de son époux et partenaire en édition Jan Michalski, cette institution s’est imposée dès l’ouverture de ses espaces en 2013 comme un carrefour culturel incontournable, tissant des ponts fertiles entre le mot et l’image.

L’identité des lieux repose avant tout sur un geste architectural audacieux, pensé par les architectes Vincent Mangeat et Pierre Wahlen. Évitant la table rase après la démolition d’une ancienne colonie de vacances, ils ont unifié les volumes ancrés — abritant notamment une vaste bibliothèque plurilingue de quelque 80 000 ouvrages et une salle d’exposition — sous une spectaculaire toiture ajourée en béton clair. Semblable à une canopée forestière, cette structure prolonge visuellement les bois environnants tout en abritant un vaste parvis lumineux.

À cette canopée monumentale sont venues s’arrimer, lors d’une seconde tranche achevée en 2017, onze « cabanes » suspendues conçues par des signatures internationales de renom telles que Kengo Kuma, Alejandro Aravena (Elemental), Marcio Kogan ou encore Rintala Eggertsson. Véritables refuges minimalistes dédiés aux résidences d’écrivains, ces modules d’architecture expérimentale complètent ce paysage culturel hors norme, où la création littéraire et artistique trouve un écrin d’une infinie quiétude.

Ecrits d’Art Brut
dans la cadre du 50ème anniversaire de la Collection de l’Art Brut de Lausanne
Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature
10 En Bois Désert
1147 Montricher, Suisse 
jusqu’au 30 août 2026
du mardi au vendredi, de 14h à 18h
le week-end, de 11h à 18h
En Savoir + : https://fondation-janmichalski.com/fr

 

Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, cabane désignée par le bureau MK27, Montricher, Suisse, (c) photo Tonatiuh Ambrosetti, Boombartstic Art Magazine
Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, cabane désignée par le bureau MK27, Montricher, Suisse, (c) photo Tonatiuh Ambrosetti, Boombartstic Art Magazine

 

Pascal Vonlanthen, sans titre, 2015, extrait d'un cahier, mine de plomb, crayon de couleur, encre de Chine et feutre sur papier, Cab-17767, Collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Pascal Vonlanthen, sans titre, 2015, extrait d’un cahier, mine de plomb, crayon de couleur, encre de Chine et feutre sur papier, Cab-17767, Collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Adolph Wölfi, sans titre, Cab-83342, Collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Adolph Wölfi, sans titre, Cab-83342, Collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Mlle Schischkoff, sans titre, 1938, extrait d'un cahier, crayon de couleur et mine de plomb sur papier, Cab-15704, Collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Mlle Schischkoff, sans titre, 1938, extrait d’un cahier, crayon de couleur et mine de plomb sur papier, Cab-15704, Collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Eugénie Nogarède, sans titre, 1949, mine de plomb, papier imprimé découpé et papier pergamine encollés sur papier, Cab-13380, Collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture te la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Eugénie Nogarède, sans titre, 1949, mine de plomb, papier imprimé découpé et papier pergamine encollés sur papier, Cab-13380, Collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture te la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Bertha Elisa Morel, sans titre, mine de plomb sur papier imprimé (emballage de Milk Rhône, chocolat au lait des Alpes, entre 1936 et 1960, Cab-13049, Collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Bertha Elisa Morel, sans titre, mine de plomb sur papier imprimé (emballage de Milk Rhône, chocolat au lait des Alpes, entre 1936 et 1960, Cab-13049, Collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Montricher, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Jean Marchand, sans titre, entre 1868 et 1911, mine de plomb sur papier, Cab-17824, Collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Jean Marchand, sans titre, entre 1868 et 1911, mine de plomb sur papier, Cab-17824, Collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Montricher, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Adolphe Lany, sans titre, mine de plomb et aquarelle sur papier, entre 1914 et 1939, Cab-15604, Collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Adolphe Lany, sans titre, mine de plomb et aquarelle sur papier, entre 1914 et 1939, Cab-15604, Collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Gaspard Corpataux, sans titre, 1912, encre de Chine sur papier (dos d'un feuillet de calendrier), Cab-14813, collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Gaspard Corpataux, sans titre, 1912, encre de Chine sur papier (dos d’un feuillet de calendrier), Cab-14813, collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Aloïse Corbaz, Sans-titre (Billet à l'Inconnue), après 1947, encre sur papier imprimé (Bouquet de la Quinzaine du 23 mai 1947), Cab-2395, collection de l'Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d'Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l'Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine
Aloïse Corbaz, Sans-titre (Billet à l’Inconnue), après 1947, encre sur papier imprimé (Bouquet de la Quinzaine du 23 mai 1947), Cab-2395, collection de l’Art Brut de Lausanne, exposition Ecrits d’Art Brut, Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Montricher, Suisse, 2026, (c) Collection de l’Art Brut, (c) Fondation Jan Michalski, Boombartstic Art Magazine

 

Fondation Jan Michalski pour l'éciture et la littérature, cabane désignée par Elemental, Montricher, Suisse, (c) Tonatiuh Ambrosetti, Boombartstic Art Magazine
Fondation Jan Michalski pour l’éciture et la littérature, cabane désignée par Elemental, Montricher, Suisse, (c) Tonatiuh Ambrosetti, Boombartstic Art Magazine

 

Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, cabane du bureau d'architecture Rintala, Montricher, Suisse, (c) Tonatiuh Ambrosetti, Boombartstic Art Magazine
Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, cabane du bureau d’architecture Rintala, Montricher, Suisse, (c) Tonatiuh Ambrosetti, Boombartstic Art Magazine

 

Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, Bibliothèque, Montricher, Suisse, (c) photo Eric Mabille, Boombartstic Art Magazine
Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, Bibliothèque, Montricher, Suisse, (c) photo Eric Mabille, Boombartstic Art Magazine

 

Fondation Jan Michalski pour l'éciture et la littérature, cabane désignée par Elemental, Montricher, Suisse, (c) Tonatiuh Ambrosetti, Boombartstic Art Magazine
Fondation Jan Michalski pour l’éciture et la littérature, cabane désignée par Elemental, Montricher, Suisse, (c) Tonatiuh Ambrosetti, Boombartstic Art Magazine

 

Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature, (c) photo Leo Fabrizio, Boombartstic Art Magazine
Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, (c) photo Leo Fabrizio, Boombartstic Art Magazine

 

 

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